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Tome quatrième.
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SUR VOLTAIRE.

40 I

du consentement unanime de tous les autres; l’éditde Nantes n’était qu’un traité de paix entre les sec-tateurs des deux religions; et par conséquent il nepouvait subsister qu’aussi longtemps que les forcesdes deux partis se contre-balanceraient.

ÉLECTRICITÉ (i).

Lorsqu’on approche deux corps dans lesquelsl’électricité n’est pas en équilibre, il arrive qu’à l’ins-tant où l’équilibre se rétablit, soit lentement, soitdans un seul instant, il se manifeste du feu; ce feuest visible dans l’air et dans le vide, produit de lachaleur, allume les corps inflammables, fond lesmétaux. Ce feu paraît moins simple que celui desrayons de lumière rassemblés au foyer d’un miroir;il a une odeur propre, et d’ailleurs il produit surles corps qu’il traverse des effets chimiques, que lesrayons du miroir ardent ne paraissent point pro-duire. On peut observer que comme les corpschangent de température sensible, en passant de l’é-tat de solide à celui de liquide, de l’état de liquide àcelui de vapeurs; de même ce changement influesur leur état relativement à ['électricité. Le plus oule moins de chaleur agit aussi sur l’électricité; laglace devient électrique par frottement connue leverre, à un certain degré de froid; le verre devientélectrique par communication comme les métaux, àun certain degré de chaleur.

( 1 ) Voltaire , tome XXXI, p. 285.

IV. 20