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Tome quatrième.
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SUR VOLTAIRE.

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Observons, enfin, que c’est surtout dans les tempsde disetle que les lois prohibitives sont dangereuses;elles augmentent le mal et ôtent les ressources.

GRECS (1).

On ne peut former que des conjectures incertai-nes sur ce que les Grecs ont dû de connaissancesastronomiques ou géométriques, soit aux Orientaux,soit aux Egyptiens. Non-seulement nous n’avonspoint les écrits de Pytliagore ou de Thaïes, mais lesouvrages mathématiques de Platon , ceux même deses premiers disciples , ne sont point venus jusqu’ànous. Euclyde, le plus ancien auteur de ce genredont nous ayons les écrits, est postérieur d’environtrois siècles au temps où les philosophes grecs al-laient étudier les sciences hors de leur pays. Cen’était plus alors l’Egypte qui instruisait la Grèce,mais la Grèce qui fondait une école grecque dansla nouvelle capitale de l’Egypte. Observons qu’il nes’était passé qu’environ trois siècles entre le tempsde Pytliagore, qui découvrit la propriété si célèbredu triangle rectangle, et Archimède. Les Grecs, danscet intervalle, avaient fait en géométrie des progrèsprodigieux; tandis que les Indiens et les Chinois ensont encore où ils en étaient il y a deux mille ans.

Ainsi, dès qu’il s’agit de découvertes, pour peuqu’il y ait de dispute, la vraisemblance paraît devoirtoujours être en faveur des Grecs.

( 1 ) Voltaire, tome XVI, p. 276.