SUR VOLTAIRli.
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de leurs enfants, ne sont appuyés que sur la bonne foi.Ils ne peuvent faire aucun acte de religion sans en-courir la peine des galères; il sont exclus, non-seu-lement des places honorables, mais de la plupartdes métiers. Nous devons espérer que la raison, qui,à la longue, triomphera du fanatisme, et la politique,qui dans tous les temps l’emporte sur la superstition,détruiront enfin ces lois. La tolérance établie danstoute l’Europe, hors l’Italie, l’Espagne et la France,l’Amérique appelle l’industrie et offre la liberté, latolérance et la fortune à tout homme qui, ayant unmétier, voudra quitter son pays; et la politique nepermettra point de laisser subsister plus longtempsdes lois qui mettent en contradiction l’amour natu-rel de la patrie, avec l’intérêt et la conscience, etelles pourraient amener des émigrations plus fu-nestes que celles du siècle dernier, et nous faire perdreen peu d’années tous les avantages du commerce ,dont la révolution de l’Amérique doit être la source.
Sur le titre de Monseigneur accordé à la noblesse non titrée et auxsecrétaires et Etat ( 1 ).
Louis XIV a décidé que la noblesse non titréedonnerait le monseigneur aux maréchaux de France ,et elle s’y est soumise sans beaucoup de peine : cha-cun espère devenir monseigneur à son tour.
Le même prince a donné des prérogatives parti-culières à quelques familles. Celles de la maison deLorraine ont excité peu de réclamations , et mainte-
( 1 ) Tome XXXVIII, p. 43i.