SUR VOLTAIRE.
485
doivent être libres. Les hommes humains et justesseront toujours blessés de voir condamner un mal-heureux à la perte de sa liberté, parce qu’il a de-mandé du secours à un autre homme. Avec debonnes lois, les mendiants seraient rares, et le petitnombre qu’il pourrait y avoir encore, ne serait niincommode, ni dangereux.
MÉZERAI.
Sur l’histoire de la Mère et du Fils, attribuée à Mézerai (Amster-dam, i73o, in-4 0 , ou 2 vol. in-12) (1).
Il est difficile de ne pas regarder cette histoirecomme un ouvrage du cardinal de Richelieu. Ellerenferme des anecdotes curieuses sur les premièresannées de Louis XIII, des détails particuliers au car-dinal, écrits avec un air de naïveté et de franchiseque Mézerai n’aurait pas saisi, et des opinions abso-lument opposées à celles de cet historien. Il n’en aparu que deux volumes ; le reste est demeuré entreles mains du gouvernement, ou chez les héritiersdu cardinal.
MILIEUX (2).
La différence de réfrangibilité des milieux n’est
(1) Voltaire, tome XX, p. i 65 .
(2) Voltaire , tome XXIX, p. 288.