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Tome quatrième.
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SUR VOLTAIRE.

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vernements. Il aurait fallu dire, dans ce sens, quel’honneur et la vertu sont le principe des répu-bliques, l’honneur seul celui des monarchies; maisil y aurait eu encore une autre observation à faire :c’est qu’il existe dans toute constitution où le bienest possible, un esprit public, un amour de la patriedifférent du patriotisme républicain; cet esprit pu-blic tient à l’intérêt que tout homme qui n’est pointdépravé prend nécessairement au bonheur deshommes qui l’entourent, au penchant naturel queles hommes ont pour ce qui est juste et raisonnable.Une mauvaise constitution, un établissement maldirigé, choquent l’esprit, comme une table dont lespieds n’auraient pas la même forme choquerait lesyeux. 11 fallait donc se borner à dire que l’amour dubien public n’est pas le même dans les monarchiesque dans les républiques; cju’il est dans ces dernièresplus actif, plus habituel, plus répandu; mais quedans les monarchies il est souvent plus éclairé, pluspur, moins contraire à la morale universelle.

Une opinion susceptible de tant de sens diffé-rents , et qui dans aucun n’est rigoureusementexacte, ne peut guère être utile pour apprendre àjuger des effets bons ou mauvais d’une loi.

Sur l’opinion de Montesquieu, relativement à la conquête de l’A-mérique (i).

Les conquêtes en Amérique et les mines du Pérouenrichirent d’abord les rois d’Espagne; mais les

(i) Voltaire, tome XLV, p. 38<).