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Tome quatrième.
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SUR VOLTAIRE.

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gile; car il est si contraire à l’Eglise romaine, que jene peux pas croire que l’un et l’autre aient été ins-pirés par le même esprit. »

Le pape lui écrivit un jour une lettre remplie delouanges sur la sagesse de son ministère; le papefinissait sa lettre comme un bon pasteur, par prierDieu qu’il ramenât sa brebis égarée, et conjurait leduc de Sully de se servir de ses lumières pour entrerdans la bonne voie. Le duc lui répondit sur le mêmeton ; il l’assura qu’il priait Dieu tous les jours pourla conversion de Sa Sainteté. Cette lettre est dansses Mémoires.

Ce sont les écrivains qui font la réputation desministres. Pour les bien juger, il faudrait, non-seu-lement connaître les principes de l’administration ,mais encore avoir lu les lois, les règlements que cesministres ont faits, et savoir quelle a été l’influencede ces lois, de ces règlements sur la nation entière,sur les différentes provinces. Presque personne neprend cette peine, et on juge les ministres sur la pa-role des historiens ou des écrivains politiques.

Sully et Colbert en sont un exemple frappant.Sous le règne de Louis XfV, les gens de lettres fran-çais étaient en général plongés dans une ignoranceprofonde sur tout ce qui regardait l’administrationd’un Etat; et les hommes qui se mêlaient d’affairesétaient hors d’état d’écrire deux phrases qu’on pûtlire. Le système tourna vers ces objets les esprits deshommes de tous les ordres. On s’occupa beaucoupde commerce; et comme Colbert avait fait un grandnombre de règlements sur les manufactures, comme