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Tome quatrième.
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NOTES

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lace, c’est contre des malheureux dont la famille,trop pauvre ou trop obscure, ne mérite pas que sonhonneur soit compté pour quelque chose.

Loi relative aux mères infanticides, en France (x).

Cette loi est du cardinal Bertrand, chancelier sousHenri 11. Forcer une fille à déclarer à un juge cequ’on appelle sa honte; la punir du dernier supplice,si, n’ayant pas voulu se soumettre à cette humilia-tion , ou ayant trop tardé à la subir, elle accouched’un enfant mort; présumer le crime; punir, nonle délit, puisqu’on n’attend pas qu’il soit prouvé,mais la désobéissance à une loi cruelle et arbitraire,c’est violer à la fois la justice, la raison, l’humanité;et pourquoi? pour prévenir un crime qu’on ne peutcommettre qu’en étouffant les sentiments de la na-ture, qu’en s’exposant à des accidents mortels. Ce-pendant ce ne sont point les malheureuses qui com-mettent ce crime que l’on en doit accuser : c’est lepréjugé barbare qui les condamne à la honte et à lamisère, si leur faute devient publique; c’est la mo-rale ridicule qui perpétue ce préjugé dans le peuple.Le moyen que propose M. de Voltaire est le seul rai-sonnable; mais il faudrait que ces hôpitaux fussentdirigés par des médecins qui ne verraient, dans lesinfortunées confiées à leurs soins, que des femmescoupables d’une faute légère déjà trop expiée parses suites. Il faudrait qu’on y fût assuré du secret;

(1) Tome XLV, [>. 282.