Band 
Tome quatrième.
Seite
573
JPEG-Download
 

SUR VOLTAIRE.

573

eL des Gaules du même temps, d’un grand nombred’évêques et de quelques seigneurs laïques, déclarales sujets de Vamba dégagés envers lui du serment defidélité, et anathémalîsa quiconque ne reconnaîtraitpoint le nouveau roi, qui se garda bien de se fairesacrer. L’aventure de Vamba dégoûta les rois d’Es-pagne de cette cérémonie.

VAN-SW1ETEN ( 1 ).

Van-Swieten , premier médecin de l’impératrice-reine, voulut se mêler de la médecine des âmes, etse fit donner l’emploi d’empêcher les bons livresfrançais de pénétrer dans la ville de Vienne. Per-sonne n’eût pu prévoir alors que Vienne donnerait,vingt ans après, à l’Europe catholique, l’exemple dela tolérance, de la liberté de la presse, de la destruc-tion des abus de l’autorité ecclésiastique, enfin, dela réforme du clergé.

Les ouvrages de M. de Voltaire étaient le prin-cipal objet de sévérité de Van-Swieten , qui baissaitl’inoculation encore plus que la philosophie; cepen-dant, plusieurs personnes de la famille impérialeétant mortes entre ses mains de la petite vérole, ilne put empêcher que l’inoculation ne s’introduisîtsous ses yeux dans le palais de Vienne, ainsi que leslumières qui ont produit une si étonnante révo-lution.

( 1 ) Voltaire, tome XLIV, p. 68.