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Tome quatrième.
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JNOTKS

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n’aurait pas voulu sans doute l'acheter au même prix.Un jour on lui demandait ce que c’était que les va-peurs dont il se plaignait : C’est une terrible mala-die , répondit-il; elle fait voir les choses tellesqu'elles sont. C’est dans ce même sens que ces versde Zamti sont vrais.

Sur ces vers d’Idamé, dans la meme tragédie (i) :

La nature et l’hymen, voilà les lois premières,

Les devoirs, les liens des nations entières :

Ces lois viennent des dieux; le reste est des humains.

On était accoutumé sur notre théâtre à voir dessujets immoler leurs enfants pour sauver ceux deleurs rois; et l’on fut étonné d’entendre dans COr-phelin le cri de la nature. Zamti ne devait pas sacri-fier son fils pour le fils de l’empereur. Un particulier,une nation même, n’a pas le droit de livrer un inno-cent à la mort pour des vues d’utilité politique.Mais Zamti, en immolant son fils unique, faisait, àce qu’il regardait comme son devoir, le sacrifice leplus grand qu’un homme puisse faire. En sacrifiantun étranger, il n’eût été qu’odieux ; en sacrifiant sonfils, il est intéressant, quoique injuste.

Sur ces vers d’Idamé, dans la même pièce (2) :

Accorde-moi mon fils, accorde-moi ce sang,

Que le plus pur amour a formé dans mon flanc.

On peu! comparer cette situation à celle de Cly-

(1) Tome IV, p.

(2) Tome tV, p. 35 o.