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Tome quatrième.
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SCR VOLTAIRE.

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Sur ce vers du meme chant ( i ) :

Et je parle en soldat plus qu’en ambassadeur.

Ceux qui n’approuvent point que l’auteur ait sup-posé ce voyage de Henri IV en Angleterre, peuventdire qu’il ne paraît pas permis de mêler ainsi lemensonge à la vérité dans une histoire si récente;que les savants dans l’histoire de France en doiventêtre choqués, et les ignorants peuvent être induitsen erreur; que si les fictions ont droit d’entrer dansun poème épique, il faut que le lecteur les recon-naisse aisément pour telles ; que quand on person-nifie les passions, que l’on peint la Politique et laDiscorde allant de Rome à Paris, l’Amour enchaînantHenri IV, etc., personne ne peut être trompé àces peintures; mais que lorsque l’on voit Henri I \ 7passer la mer pour demander du secours à une pr in-cesse de sa religion, on peut croire facilement que cejvrince a fait effectivement ce voyage; qu’en un mot,un tel épisode doit être moins regardé comme uneimagination de poète, que comme un mensonged’historien.

Ceux qui sont du sentiment contraire, peuventopposer, que non-seulement il est permis à un poèted’altérer l’histoire dans les faits qui ne sont pas desfaits principaux, mais qu’il est impossible de ne Jepas faire; qu’il n’y a jamais eu d’événement dans lemonde tellement disposé par le hasard, qu’ont pût

(i) Tome X , |>. 207.

IV.