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Tome quatrième.
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SUR VOLTA [RE.

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Sur ces vers (1) :

Je te rends grâce, ô Mars! Dieu de sang, Dieu cruel,Guerchy n’est point frappé, la vertu peut te plaire.

Régnier de Guerchy, d’une ancienne famille deBourgogne, et dont un des ancêtres avait été tué àla Saint-Barthélemi (voyez la Henriade, chant 11),fut fait colonel du régiment du roi après la bataille.Il le commanda pendant la guerre dernière, et sesignala surtout à la retraite de Crevelt, où il sauval’hôpital des blessés, et à celle de Minden. Sa valeur,une humanité dans la guerre, rare même dans cesiècle, son amour de l’ordre et de la discipline, uneprobité également incorruptible dans les armées, àla cour et dans les affaires ; le soin qu’il prenait deformer, dans son régiment, des sujets utiles à la pa-trie, soit dans la carrière politique, soit dans l’étatmilitaire; enfin, la réunion de toutes les qualitésd’un brave officier, d’un honnête homme et d’unbon citoyen, ont vérifié ce jugement de M. de Vol-taire, qui ne pouvait être alors qu’une espèce deprophétie. Tl fut nommé ambassadeur en Angleterreaprès la dernière paix.

Nous nous sommes fait un devoir de rendre icijustice à la mémoire de M. le comte de Guerchy,parce qu’il a été calomnié, à la fin de sa vie et depuissa mort, par un de ces êtres vils qui, à force d’im-pudence et de méchanceté, parviennent quelquefoisà se donner une existence, et acquièrent, par leurs

(1' Tome XII, p.