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Tome douzième.
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LETTRE

ses représentants, seuls juges de ses besoins, seulsinterprètes de sa volonté.

Nous ne perdrons jamais de vue que la certitudedu bon ordre dans le trésor public, est le seulmoyen de faire supporter à des hommes les priva-tions que les contributions leur imposent, et deperpétuer cette confiance dans la foi publique, quela courageuse justice de l’Assemblée nationale a sucréer au milieu d’une révolution, et maintenir dansle sein des orages.

Nous regarderons comme un encouragement ho-norable, la surveillance habituelle et immédiatequ’elle exercera sur nous. Nous mettrons notregloire à nous montrer à elle, occupés sans cesse d’é-loigner cette complication, cette obscurité qui amè-nent le désordre, en donnant les moyens de le dis-simuler, et nous pénétrer de cette maxime, qiiiln’y a d’utile que ce qui est juste, et d’honnête que cequi peut être public.

Le désordre dans les finances est, pour un peu-ple libre, le premier pas vers la corruption, quin’est qu’un esclavage déguisé. Le monstre de l’iné-galité se nourrit de ces richesses égarées qu’en-tassent des mains avides. C’est avec l’or des nationsque la perfidie forge leurs fers, que la tyrannieachète ses armes ; et ces arides détails de nos fonc-tions s’ennoblissent à nos yeux, par l’idée que lesgardiens du trésor public sont aussi les soldats dela liberté.

Nous vous demandons, d’après vos prppres dé-crets, de donner à l’établissement destiné pour la