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Tome douzième.
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SUR LES FINANCES.

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société; qu’ils empêcheraient la ruine des famillesqui subsistent du revenu attaché à la vie de leurcheffqu’ils augmenteraient le nombre de celles dontle sort est assuré ; qu’ils concilieraient la stabilitédes fortunes avec les variations qui sont la suite né-cessaire du développement de l’industrie et du com-merce, et conduiraient à établir ce qui n’a jamaisexisté nulle part, une nation riche, active, nombreuse,sans l’existence d’une classe pauvre et corrompue,ils serviraient, dans le moment actuel, à diminuer lamasse des papiers. On pourrait y admettre aussi,comme comptant, une partie de !a dette à liquider,ce qui serait alors un moyen d’accélérer les rem-boursements de la partie la plus sacrée de cette dette,de celle qui appartient à la partie pauvre du peuple.

Après avoir fixé et séparé la portion des biensnationaux destinée à l’extinction des assignats, aprèsavoir accéléré cette extinction par les moyens quiviennent d’être proposés, on hypothéquerait, aureste de la dette liquidée, la partie des biens natio-naux réservés, que la nécessité de sauver la chosepublique n’aurait pas destinée à des emplois plus sa-crés; car nous indiquerons bientôt une autre réservenécessaire. Cette hypothèque serait formée ensuitedu produit, plus considérable qu’on ne croit, desdroits que la nation peut réclamer sur les domainesaliénés, des créances du trésor public sur les parti-culiers, des domaines incorporels, enfin des forêtsnationales.

Je n’entreprendrai point de traiter ici cette grandequestion de l’aliénation de ces forêts. S’il était prouvéXII. 6