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Tome douzième.
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DISCOURS

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administratifs, prononce que la répartition des con-tributions directes se fera sous l’inspection immé-diate du corps législatif.

Mais c’esf dans la force de l’esprit public qu’ilfaut placer nos plus fermes espérances. Que les so-ciétés populaires, bien convaincues de la liaison in-time et nécessaire du payement des contributions etdu maintien de la liberté, continuent de faire àleurs membres un devoir d’accjuitter régulièrementleurs impôts ; qu’elles donnent cet exemple à toutesles réunions d’hommes, volontaires ou légales;qu’elles excitent, qu’elles récompensent par leurestime les travaux de détail entrepris dans les di-verses parties du royaume, pour faciliter la compo-sition des rôles, pour aider les municipalités dansleurs travaux, etc., elles acquerront de nouveauxtitres à la reconnaissance de la nation.

Entre la négation absolue d’esprit public qui exis-tait sous l’ancien régime , où ceux qui s’avisaientd’en laisser apercevoir quelques étincelles étaientregardés, les uns comme des têtes exaltées, les au-tres comme des rêveurs imbéciles, et le momentoù les citoyens en seront individuellement animés,il a fallu chercher des moyens d’exciter cet espritpublic, de le conserver, de le diriger; et les socié-tés populaires ont été, elles sont encore cet inter-médiaire indispensable.

Qu’on ne s’étonne donc point de voir compterces premiers foyers de notre esprit public au nom-bre des moyens d’accélérer le payement des im-pôts! Peut-on ignorer encore que, chez toutes les