■2 1 8 SUR LA MÉCJiSSlTÉ DE l’uNION
constitution rédigée par leurs représentants. Or, cestrois points convenus, quel motif d’inquiétude pour-rait exister encore?
Que les citoyens s’unissent donc à elle; qu’ilsl’appuient de leurs suffrages, qu’ils l’aident à dé-truire tous les obstacles qui pourraient l'empêcherde déployer avec une liberté entière pour la défensecommune, pour le rétablissement de l’ordre, toutela force nationale.
Le pouvoir exécutif ne doit plus inspirer que dela confiance. La Convention nationale, comme l’As-semblée actuelle, saura le surveiller sans défiance.Si ses ordres excitent quelques inquiétudes, c’est àleurs représentants que les citoyens doivent s’adres-ser; mais l’obéissance préliminaire est un devoir im-périeusement commandé par le salut public. Lerefus d’exécuter un ordre peut, dans les circons-tances actuelles, entraîner la prise d’une place im-portante, l’invasion d’un département, la perte deplusieurs milliers de nos frères.
Les citoyens doivent soigneusement se défendrecontre ceux qui cherchent à semer entre eux la dé-fiance, à les porter à des violences contraires à laloi, à ne pas respecter les règles établies par les As-semblées nationales pour le maintien de la propriété,de la liberté, de la sûreté. Non-seulement ces vio-lences sont criminelles, non-seulement elles sontune violation du droit des hommes, une usurpationdu pouvoir qui n’appartient qu’au peuple entier, etnon à une seule section du peuple; mais rien nepeut être plus dangereux pour le salut public. D’a-