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Tome douzième.
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OPINIOjV

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l’obéissance et la chaîne d’une discipline sévère nepermettent pas d’examiner la justice de la cause pourlaquelle elles combattent. Les nations restaient in-certaines ou plutôt formaient pour nous des vœuxsecrets, que les événements pouvaient transformeren secours efficaces. Aujourd’hui les rois s’efforcentd’inspirer aux peuples qu’ils gouvernent leur hainepour la France, et de rendre nationale la guerrequ’ils lui ont déclarée. Le moyen qu’ils emploieront,c’est celui qui est si familier aux cours, la calomnie.Ils diront que la Convention n’a immolé Louis quepour satisfaire à sa vengeance; ils nous peindrontcomme des hommes avides de sang. Pour rendre lanation française plus odieuse, ils étendront sur elleles mêmes reproches; ils diront que vous avez cédéà la terreur que vous inspirait un peuple livré à l’a-narchie et dominé par des sentiments féroces. Ci-toyens, c’est le seul moyen de nous nuire que lesdespotes aient entre leurs mains, je n’en puiscraindre aucun autre; mais si nous sommes unis, sinotre conduite devient digne de notre cause, nouspouvons aussi le braver.

Lorsque j’ai vu mes collègues monter à la tribunepour émettre leur .vœu , j’en ai remarqué plusieurs,parmi les patriotes les plus ardents et les plus fermes,ne prononcer la mort qu’en gémissant. Eh bien!abolissez la peine de mort pour tous les délits pri-vés, et réservez-vous d’examiner s’il faut la conser-ver pour les délits contre l’État. Cette question estdifférente. Des considérations qui sont sans force,quand il s’agit des délits privés, acquièrent alors