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Tome douzième.
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OPINION

traîne après elle, Dnsaulx a préparé un rapport surcette loterie ci-devant royale, qui est à la fois unimpôt onéreux, une source de misère et un foyerde corruption; bâtez-vous de l’écouter, et ne crai-gnez point de détruire, en abolissant cette loterie,une des sources du revenu public. On peut vousproposer des moyens qui, en réparant cette perte,loin d’être onéreux aux pauvres, leur offriraient denouvelles ressources.

Soumettez à l’examen de l’humanité et de la jus-tice ces lois inutiles et barbares, qui donnent à uncréancier, sur la liberté de son débiteur, un droitque ni la nature, ni l’intérêt bien entendu du com-merce ne peuvent avouer.

L’organisation des secours publics demande tousnos soins, mais l’humanité exige encore des mesuresprovisoires. En voyant nos places, nos prome-nades publiques couvertes d’hommes chargés deblessures, privés de leurs membres, réduits à l’im-possibilité évidente de pourvoir à leurs besoins,peut-on reconnaître une nation où l’égalité a été so-lennellement proclamée? Si la société veut que cetteégalité ne soit pas un vain nom, ne doit-elle pas àces hommes une retraite et la subsistance?

Telles sont, citoyens, les lois dont la nécessitéde repousser une calomnie dangereuse, vous fait undevoir de vous occuper; alors, si les despotes osentencore vous reprocher le jugement de Louis, vousleur direz : Nous avons puni un roi, mais nous avonssauvé cent mille hommes.

U existe en Europe une nation qui aime sincère-