A WILLIAM PI TT.
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pables d’avoir formé le projet de réclamer leursdroits? Ne serait-ce pas alors qu’ils oseraient sevanter de maintenir la paix, quand ils ne songentqu’à violer impunément les lois et à cimenter latyrannie ?
lN’est-ce pas là ce que j’ai dû lire dans le blanc devos pages ? IN’est-ce pas le violent désir de distraire oude dégoûter les Anglais d’une réforme parlemen-taire, qui vous rend si moral, quand vous soudoyezdes traîtres; si humain, lorsque d’un bout de l’Eu-rope à l’autre, vos émissaires achètent des assassinscontre la France ?
Cependant je crains bien que, malgré sa sagesseprématurée, le jeune Pitt, devenu homme, ne resteun écolier étourdi. Vous avez cru mener les Fran-çais républicains, comme votre père menait les mi-nistres de Louis XV. Je pourrais vous dire commel’ambassadeur de Hollande à Charles II : Ah ! sire,ce Cromwell était autre chose; mais les F’rançais sontaussi d’autres hommes. Vous êtes glorieux d’avoirété déclaré par la Convention française l’ennemi dugenre humain. C’est une vérité triviale qu’il était au-dessous d’elle de prononcer. Dix autres noms pou-vaient, avec autant de justice, se trouver au bout dela plume du rédacteur. Mais tremblez que la Con-vention de la Grande-Bretagne, plus prochaine quevous ne pensez, ne vous déclare dans peu l’ennemide votre patrie. Croyez-moi, digne émule des Bute ,des Grafton , des North , qui ont, avant vous , illus-tré le règne de George III, faites comme eux, reti-rez-vous à temps, et abandonnez à d’autres les rênes