B'J'i LES D^PUTés DU DÉPARTEMENT DE l’aISNE
ments ; et ils auraient éclaté d’une manière plusdangereuse, si le conseil exécutif, si le comité desûreté générale, instruits depuis plusie.urs mois del’existence du complot, n’en eussent brisé la trame,en faisant arrêter les chefs avant l’époque qu’ilsavaient marquée.
Dans toute la France , on essaye de diviser en deuxpartis les citoyens, réunis par la haine de la royauté,par la ferme résolution de maintenir l’égalité répu-blicaine. C’est vers ce but que nos ennemis dirigentleurs efforts, malheureusement trop secondés par desFrançais que leur passion même pour la liberté rendplus faciles à égarer. Tantôt on persuade à une portiondu peuple, qu’elle peut exercer seule sa souverai-neté, afin qu’elle s’élève contre les lois faites au nomdu peuple entier par ses représentants; tantôt onabuse du mot. sacré d’égalité pour l’armer contre lapropriété, parce qu’on sait combien de fois cesmêmes erreurs ont précipité les nations dans l’escla-vage, combien de fois les efforts généreux des amisde la liberté se sont brisés contre cet écueil.
Si l’augmentation de la masse des assignats a faithausser les prix; si le défaut de confiance, suite deces mêmes désordres qu’on s’est plu à provoquer, ontralenti l’activité du commerce, et intercepté ou em-barrassé les communications, on en profite pour ré-pandre, sur les subsistances, des terreurs qui fini-raient par changer en une réalité funeste ces ap-parences de disette.
Les citoyens pourraient éviter ces pièges en seliant fortement à îa Convention , et on cherche à lui