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LA CONVENTION NATIONALE
santé dont les lois, égales pour toutes les portions deson territoire, comme pour tous les hommes, nepeuvent vous laisser craindre aucune de ces in-justices des grands peuples, dont leur histoire offretant d’exemples.
Le lien qui nous unit ne sera jamais rompu; au-cun intérêt politique, s’il pouvait en exister de tels,ne nous ferait consentir à vendre à des tyrans ceuxque leur volonté a faits nos frères, ceux qui ont par-tagé avec nous les avantages et les périls de notreglorieuse révolution.
Mais, citoyens, cette même égalité entre tous, quivous assure à jamais vos droits, exige qu’aucunhomme ne soit au-dessus des lois, qu’il ne puissetenir, soit de la reconnaissance publique, soit de sarenommée, le privilège de se soustraire à leur em-pire. Vous sentez ce qu’exige de vous, en ce moment,la sévérité de ce principe, premier garant de notreliberté commune; vous n’aimeriez pas un hommeà qui vous pourriez croire que son innocence nesuffit pas; et vous savez qu’un illustre et ancien dé-fenseur des droits de l’homme peut attendre de toutcitoyen français, même plus que de la justice.
Citoyens, une des plus fortes armes de vos enne-mis, c’est le fanatisme. L’antique alliance de la ty-rannie royale et du despotisme sacerdotal, sembles’être resserrée au moment où nous avons osé atta-quer de front ces deux fléaux du genre humain. Lesprêtres se sont chargés de tromper ceux que lesarmes des rois ne peuvent vaincre; mais leur hypo-crite langage ne vous séduira point.Vous savez que,