674 AUX CITOYENS FRANÇAIS,
dations et des partis. Voyez, surtout, quel est celuiqui vous offre les moyens les plus certains, les pluspaisibles d’obtenir une réforme salutaire, et pro-noncez entre l’ouvrage d’un comité choisi par laConvention libre, et celui qu’on a fait adopter à laConvention tyrannisée.
N’oubliez pas, surtout, une dernière considération :voyez ce conseil des -vingt-quatre, chargé de choisirles ministres, aussi étranger qu’un roi à la marchehabituelle et journalière de l’administration, si sem-blable en tout au monarque de 1791, privé de l’in-violabilité et du droit de refuser les lois, préroga-tives dont il aurait été imprudent de réveiller l’idée.Remarquez en même temps que ce corps est placéau milieu de la République comme un obstacle àtoute activité dans les affaires, à tout ordre dansl’administration, à toute unité de vues et de prin-cipes, et jugez ensuite si des hommes qui auraientcherché à préparer le piédestal d’un nouveau roin’auraient pas voulu aussi un conseil exécutif, dontle gouvernement dégoûtât bientôt la nation de l’au-torité de plusieurs, et qu’il fût plus facilé de remplacerpar un monarque, sans déranger aucun des autresressorts de la machine politique (1).
Voyez aussi ce corps législatif séparé de la divisiondépartementaire, lorsque tout le reste de la consti-tution y est fortement attaché; voyez avec quellefacilité ces élus de chaque département, destinés à
(1) C’est ce paragraphe que Chabot appelle « la plus grandeatrocité de cet écrit infâme.»