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Tome douzième.
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DU ÏO JUILLET 1793. 68l

flexions sur la Constitution, c’est bien différentd’une falsification du projet de constitution. On a ledroit de publier son opinion sur un acte qui n’estpas encore une loi, et que vous avez vous-mêmessoumis à la discussion et à l’acceptation libre de tousles citoyens.

«Chabot. — Je vais répondre à l’observation dupréopinant. Je dirai d’abord que l’écrit que je tiensn’est pas un plan de constitution, mais que M. Con-dorcet offre aux assemblées primaires le projet ducomité des neuf comme préférable au vôtre ; qu’illes engage à ne pas même délibérer sur la loi pro-posée^par les représentants du peuple ; que dans cetécrit il déchire à pleines mains et votre Comité etla Convention elle-même. Les administrateurs du dis-trict d’Abbeville nous ont envoyé cet écrit contenudans une lettre de de Vérité qui siège de ce côté ( dé-signant le côté droit). Ce paquet, envoyé à l’adressede Boucher d’Ailly, maire d’Abbeville, leur avait étéremis par le maître de poste. Nous n’avons pas lapreuve juridique que cet écrit soit de Condorcet,mais on y trouve absolument les mêmes phrases quedans une lettre originale que je tiens à la main, qui estécrite et signée de Condorcet, et qu’il envoyait auxadministrateurs du département de l’Aisne, pourmettre le feu dans ce département, et l’engager à fairemarcher une force armée sur Paris.

« JjSl discussion générale est fermée.

« La Convention nationale décrète que les citoyens« Caritat de Condorcet et de Vérité seront mis en