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Tome second.
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PSYCHÉ',

TRAGÉDIE-BALLET. — 1671.

PERSONNAGES.

JUPITER.

VÉNUS.

L’AMOUR.

ÆGIALE,

PHAÈNE,

PSYCHE.

Grâces.

LE ROI, père de Psyché.

AGLAURE, | , _ , .

CYDIPPE i sœurs de Psyché.

AGËNOR NE ’ J P rinces i amants de Psyché.LYCAS.

Le Dieu d’on fleuve.

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PROLOGUE*.

La scène représente sur le devant un lieu cham-

1 Aucune des éditions des OEuvres de Corneille, publiées deson vivant, ne renferme Psyché : Molière, qui en avait tracéPlan, en conserva la propriété. Cette pièce avait, dans l’ori-Sne, pour titre : Les Amours de Psyché, et fut impriméePour la première fois en 1073, avec un Avis du libraire au lec-Jf Ur , que nous reproduisons, parce qu’il explique la part queCorneille y a prise, et doit être considéré comme la préfacedes divers auteurs qui y ont coopéré. Le voici :

LE LIBRAIRE AU LECTEUR.

Cet ouvrage n’est pas tout d’une main. M. Quinauit a fait lesParoles qui s’y chantent en musique, à la réserve de la plaintemalienne *. M. Molière a dressé le plan de la pièce et réglé la dis-position, où il s’est plus attaché aux beautés et à la pompe dus Pectacle qu’à l’exacte régularité. Quant à la versilication, iln a pas eu le loisir de la faire entière. Le carnaval approchait ;

les ordres pressants du roi, qui se voulait donner ce magni-oque divertissement plusieurs fois avant le carême, l’ont misdans la nécessité de souffrir un peu de secours. Ainsi il n’y adue le prologue, le premier acte, la première scène du second,e Ua première du troisième, dont les vers soient de lui. M. Cor-??'lle a employé une quinzaine au reste ; et, par ce moyen, SaMajesté s’est trouvée servie dans le temps qu’elle l’avait or-donné.

. 2 Nous avons rétabli le prologue et les intermèdes, que lesditeurs modernes paraissent avoir dédaignés.

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Suivant l'auteur d’une Vie de Molière, écrite en 1724 , les parolesce tte plainte furent fournies par Lully.

pêtre, et dans l’enfoncement un rocher percé à jour,à travers duquel on voit la mer en éloignement.

Flore paraît au milieu du théâtre, accompagnéede Vertumne, Dieu des arbres et des fruits, et dePalæmon, Dieu des eaux. Chacun de ces Dieux con-duit une troupe de divinités : l’un mène à sa suite desDryades et des Svlvans ; et l’autre des Dieux, desFleuves, et des Naïades. Flore chante ce récit pourinviter Vénus à descendre en terre :

Ce n’est plus le temps de la guerre ;

Le plus puissant des roisInterrompt ses exploits

Pour donner la paix à la terre.

Descendez, mère des Amours ;

Venez nous donner de beaux jours.

Vertumne et Palæmon, avec les divinités qui lesaccompagnent, joignent leurs voix à celle de Flore,et chantent ces paroles :

CHOEUR DE TOUTES LES DIVINITÉS DE LA TERRE ETDES EAUX, COMPOSÉ DE FLORE, NYMPHES,PALÆMON, VERTUMNE, SYLVA1NS, FAUNES,DRYADES ET NAÏADES.

Nous goûtons une paix profonde ;

Les plus doux jeux sont ici-bas :

On doit ce repos, plein d’appas,

Au plus grand roi du monde.

Descendez, mère des Amours ;

Venez nous donner de beaux jours.

Il se fait ensuite une entrée de ballet, composéede deux Dryades, quatre Sylvains, deux Fleuves etdeux Naïades; après laquelle Vertumne et Palæmonchantent ce dialogue :

VERTUMNE.

Rendez-vous, beautés cruelles ;

Soupirez à votre tour.

PALÆMON.

Voici la reine des belles,

Qui vient inspirer l’amour.

vertumne.

Un bel objet toujours sévèreNe se fait jamais bien aimer.