PSAUMES.
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Aveugles mal guidés qui courez vers la chute,
Sachez que pour séjour c’est le ciel qui lui plaît,
Que Son moindre vouloir hautement s’exécute,
Que tout est par lui ce qu’il est.
Vos dieux n’ont point dé bras à lancer le tonnerre,Gentils, ils ne sont tous que simulacres vains ;
C’est de l’or, de l’argent, du bois, et de la pierre,
Qui tient sa forme de vos mains.
Vous leur faites des yeux, vous leur faites des bouches,Qui ne savent que c’est de voir et de parler ;
Et leurs plus vifs regards sont bénins ou farouches,Comme il vous plaît les ciseler.
Les oreilles chez eux sont de si peu d’usage,Qu’autour d’elles le son frappe inutilement ;
Et le nez que votre art plante sur leur visageNe leur y sert que d’ornement.
Enfin ils n’ont des mains que pour faire figure;
Leurs pieds, s’il fautmarcher, n’y sauraient consentir;Et s’ils ont un gosier, il n’a point d’ouverturePar où leur voix daigne sortir.
Deviennent tous pareils à ces vaines idolesCeux qui leur donnent l’être et les font adorer!Devienne tout semblable à tous ces dieux frivolesQuiconque en eux veut espérer !
La maison d’Israël a mis son espéranceAux suprêmes bontés du souverain Auteur;
Et son bras tout-puissant l’a mise en assurance :
Il s’en est fait le protecteur.
La famille d’Aaron y met son espérance,
Elle n’attend secours ni faveur que de lui ;
Et son bras tout-puissant la met en assurance :
U lui sert d’invincible appui.
Tous ceux qui craignent Dieu mettent leur espéranceAu suprême pouvoir de son bras souverain;
Et ce Dieu juste et bon les met en assurance,
Et pour appui leur tend la main.
E nous tient à tel point gravés dans sa mémoire,
Qn’il ne peut oublier nos bonnes actions,
Et nous comble ici-bas, en attendant sa gloire,
De mille bénédictions.
Au x enfants d’Israël il prodigue ses grâces,entend leur prière, il bénit leurs ferveurs ;
Et sur les fils d’Aaron, qui marchent sur ses traces,U verse les mêmes faveurs.
Il en est libéral par toutes nos provincesA ceux dont l’âme sainte exalte et craint son nom ;Aux petits comme aux grands, aux bergers commeIl départ ce précieux don. [ aux princes,
Puisse de jour en jour sa bonté souveraine,
Qui vous attache à lui par des liens si doux,
Et redoubler ce don, et répandre à main pleineSur vos fils ainsi que sur vous !
Entre les nations dont il peuple le mondeIl lui plut vous bénir comme ses bien-aimés,
Et quand il a formé le ciel, la terre, et l’onde,
C’est pour vous qu’il les a formés.
Ce Créateur de tout, ce Maître du tonnerre,
S’est réservé là-haut le ciel pour habiter ;
Mais se le réservant, il vous donne la terre ;
C’est de là qu’il y faut monter.
Cependant chez les morts il n’est aucune flammeQui ramène, Seigneur, ton sacré souvenir,
Et sous un froid tombeau qui couvre un corps sans âmeOn n’apprend point à te bénir :
C’est à nous qui yivons à te rendre un hommageDe louange et de gloire aussi bien que d'encens ;
C’est à ceux qui vivront à t’offrir d’âge en âgeUn tribut de vœux innocents.
Gloire, etc,
PSAUME CXVI.
Laudate Dominum, omnes gentes.
Nations qui peuplez le reste de la terre,
Bénissez toutes le Seigneur ;
Peuples que la Judée en ses cantons resserre,
Louez comme elles sa grandeur.
Vous voyez, nations, sa grâce descendue,
Et vous, peuples, sa vérité :
Toutes deux sont pour nous d’une égale étendue,
Et durent à l’éternité.
Gloire, etc.
PSAUME CX1X.
Ad Dominum, cùm tribularer, clamavi.
Dans les ennuis qui m’ont pressé‘ J’ai toujours au Seigneur élevé ma prière,
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