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Tome second.
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535
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PSAUMES.

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Vos femmes, tout ainsi que ces fécondes vignesQui des maisons parent le tour,

Vous rendront les fruits les plus dignesQue promette un parfait amour.

Vos fils se rangeront autour de votre tableComme des jeunes oliviers',

Et leur concorde inviolableSuivra vos plus heureux sentiers.

Voilà comme ce Dieu bénira par avanceUn cœur pour lui vraiment atteint,

Et ce qu’aura pour récompenseDès ici l’homme qui le craint.

Que du haut de Sion ses bontés vous bénissentEt n’étalent dans sa cité,

Jusqu’à ce que vos jours finissent,

A vos yeux que félicité !

Qu’elles vous fassent voir prospérer votre raceDans les enfants de vos enfants,

Israël toujours sans disgrâce,

Et tous ses peuples triomphants !

Gloire, etc.

PSAUME CXXVIII.

Sxpè expugnaverunt me à juventute meâ.

Uès mes plus jeunes ans les pécheurs ont sans cesse

Par d’injustes complots attaqué ma faiblesse :

Jacob, qu’ils ont poussé longtemps si vivement,

A droit de dire hautement :

Dès mes plus jeunes ans les pécheurs ont sans cesse

Par d’injustes complots attaqué ma faiblesse ;

Us ont voulu me perdre et me faire la loi,

Mais ils n’ont rien pu contre moi.

Ges méchants ont forgé sur mon dos plus de crimes

Qu’au désert tous les ans n’en portent nos victimes,

Et n’ont fait, pour tout fruit de leur méchanceté,Qu’augmenter leur iniquité.

Pe Seigneur a sur eux renversé leurs tempêtes;

°n bras, juste vengeur, a foudroyé leurs têtes :

>nsi soient terrassés à leur confusionTous les ennemis de Sion !

Qu ils deviennent pareils à ce foin inutile

^ u * su r le haut des toits pousse un tuyau débile,

Et ne se montre aux yeux que pour le voir sécherAvant qu’on l’en puisse arracher !

Qu’ils deviennent pareils à ces méchantes herbesDont jamais moissonneur n’a ramassé de gerbes,

Que tient le glaneur même indignes de sa main,

Et n’en daigne remplir son sein !

Les passants qui sauront quelle est leur injusticeNe leur diront jamais : Le Seigneur vous bénisse,

Le Seigneur vous appuie, ainsi que notre cœurVous bénit au nom du Seigneur!

Gloire, etc.

PSAUME CXXIX.

De profandis clamavi.

Des abîmes profonds où mon péché me plonge,Jusqu’à toi j’ai poussé mes cris :

Tu vois mon repentir et l’ennui qui me ronge,Seigneur; ne reçois pas mes vœux avec mépris.

Prête à mes longs soupirs cette oreille attentiveQui n’entend point sans secourir ;

Jette sur les élans d’une douleur si vive

Cet œil qui ne peut voir de maux sans les guérir.

Pour grands que soient les miens, je le dis à ma honte,Seigneur, je les ai mérités ;

Mais qui subsistera, si tu demandes compteDe tout l’emportement de nos iniquités?,

Auprès de ta justice il est une clémenceQue souvent tu choisis pour loi ;

Elle est inépuisable, et c’est son indulgenceQui m’a fait jusqu’ici subsister devant toi.

Je me suis soutenu, Seigneur, sur ta parole,

Dans ce que je n’ai su parer :

Un Dieu n’afflige point qu’ensuite il ne console ;C’est ce que tes bontés m’ordonnent d’espérer.

Espère, ainsi que moi, peuple de la Judée ;

Fils de Jacob, espérez tous ;

Et du matin au soir gardez la sainte idéeD’espérer en sa grâce en craignant son courroux.

A sa miséricorde il n’est point de limites, .

Il en a des trésors cachés,

I Et prépare lui-même un excès de mérites1 A racheter bientôt l’excès de nos péchés.