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ACTE I, SCÈNE I.
Sans lui déjà nos murs seroient réduits en cendre ;Lui seul peut arrêter les progrès d’Alexandre :
Elle se fait un dieu de ce prince charmant,
Et vous doutez encor qu’elle en fasse un amant !
TAXILE.
3e tâchois d’en douter, cruelle Cléoflle.
Hélas! dans son erreur affermissez Taxile:
Pourquoi lui peignez-vous cet objet odieux ?Aidez-le bien plutôt à démentir ses yeux :
Dites-lui qu’Axiane est une beauté fière,
Telle à tous les mortels quelle est à votre frère;Flattez de quelque espoir....
c l É o FI ï. E.
Espérez, j’y consens :Mais n’espérez plus rien de vos soins impuissants.Pourquoi dans les combats chercher une conquêteQu’à vous livrer lui-même Alexandre s’apprête?
Ce n’est pas contre lui qu’il la faut disputer ;
Porus est l’ennemi qui prétend vous l’ôter.
Pour ne vanter que lui, l’injuste renomméeSemble oublier,les noms du reste de l’armée :
Quoi qu’on fasse, lui seul en ravit tout l’éclat ;
Et comme ses sujets il vous mène au combat.
Ah! si ce nom vous plaît, si vous cherchez à l’être,Les Grecs et les Persans vous enseignent un maître;Vous trouverez cent rois compagnons de vos fers;Feras y viendra même avec tout l’univers,biais Alexandre enfin ne vous tend point de chaînes;Il laisse à votre front ces marques souverainesRacine. I. O