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Tome I.
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Seigneur, il faut l’en tendre;Nous ignorons encor ce que veut Alexandre :

Peut-être est-ce la paix qu’il nous veut présenter,p oitr s.

La paix ! Ah î de sa main pourriez-vous l’accepter?

Hc quoi ! nous l’aurons vu, par tant d’horribles guerres,Troubler le çalme heureux dont jouissoient nos terres ,Et , le fer à. la main, entrer dans nos étatsFour attaquer des rois qui ne l’oflensoient pas ;

Nous l’aurons vu piller des provinces entières,

Du sang de nos sujets faire enfler nos rivièresEt, quand le ciel s’apprête h nous l’abandonner,l’attendrai qu’un tyran daigne nous pardonner îT AXILE.

Ne dites point, seigneur, que le ciel l’abandonne;

D’un soin toujours égal sa faveur l’environne.

Un .roi qui fait trembler tant d’états sous ses loisN’cst pas un ennemi que méprisent les rois.

P o nus.

Loin de le mépriser, j’admire son courage;

Je rends à sa valeur un légitime hommage :

Mais je veux 6 mon tour mériter les tributsQue je me sens forcé de rendre à ses vertus.

Oui, je consens qu’au ciel on élève Alexandre :

Mais si je puis, seigneur, je l’en ferai descendre,

Et j’irai l’attaquer jusque sur les autels

Que lui dresse en tremblant le reste des mortels.

C’est ainsi qu’Alexandre estima tous ces princesDont sa valeur pourtant a conquis les provinces :