ACTE IV, SCÈNE IL
i3 7
SCÈNE IL
ALEXANDRE, AXIANE.
AXI ANE.
JlÉbien, seigneur, hé bien, trouvez-vous quelques charmesA voir couler des pleurs que font verser vos armes ?
Pu si vous m’enviez, en l’état où je suis,
La triste liberté de pleurer mes ennuis ?
ALEXANDRE.
Votre douleur est libre autant que légitime :
Vous regrettez, madame, un prince magnanime.
Je fus son ennemi *, mais je ne l’étois pasJusqu’à blâmer les pleurs qu'on donne à son trépas.Avant que sur ses bords l'Inde me vît paroîtrc,
L’éclat de sa vertu me l'avoit fait connoître ;
Entre les plus grands rois il se fit remarquer :
Je savois....
AXIANE#
Pourquoi donc le venir attaquer?
Par quelle loi faut-il qu'aux deux bouts de la terreVous cherchiez la vertu pour lui faire la guerre?'
Le mérité à vos yeux ne peut-il éclaterSang pousser votre orgueil à le persécuter ?
Alexandre;
Oui, j'ai cherchéPorus : mais, quoi qu’on puisse dire,
3e ne le cherchois pas afin de le détruire.
3 avoûrai que, brûlant de signaler mon bras,le me laissai conduire au bruit de ses combats,
4L