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ACTE V, SCÈNE 111.
Mois j’ai su prévenir le soin qui te travaille :
Ya le voir expirer sur le champ de bataille.
ALEXANDRE.
Quoi ! Taxile !
C L é O F I L E.
Qu’entends-je !
É P H E S T 1 O N.
Oui, seigneur, il est mort;Il s’est livré lui-même aux rigueurs de son sort.
Porus ctoit vaincu : mais au lieu de se rendre,
Il sembloit attaquer, et non pas se défendre.
Ses soldats, à ses pieds étendus et mourants,
Le mettoient u l’abri de leurs corps expirants.
Là, comme dans un fort, son audace enferméeSe soutenoit encor contre toute une année ;
Et, d’un bias qui portait *la terreur et la mort,
Aux plus hardis guerriers en defeudoit l’abord.
Je l’épargnois toujours. Sa vigueur affaiblieBientôt en mon pouvoir auroit laissé sa vie ;
Quand sur ce champ fatal Taxile descendu :
« Arrêtez, c’est à moi que ce captif est dû.
« C’en est fait, a-t-il dit, et ta perte est certaine,
« Porus ; il faut périr ou me céder la reine. »
Porus, à cette voix ranimant son courroux,
À relevé ce bras lassé de tant de coups ;
Et cherchant son rival d’un œil fier et tranquille:
« N’enlends-je pas, dit-il, l’infidèle Taxile,
« Ce traître à sa patrie, à sa maîtresse, à moi ?
« Viens, lâche, poursuit-iî ; Àxiane est à loi :