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ACTE III, SCÈNE lîï.
CLÉ ONE.
Dissimulez : votre rivale en pleursVient à vos pieds, sans doute, apporter ses douleurs.
HERMIONE.
Dieux! ne puis-je à ma joie abandonner mon am'c lSortons. Que lui dirois-je?
SCÈNE IY.
ANDROMAQUE, IIERMIONE, CLÉOA T E, CÉPHISE.
AîlDROMAQUE.
Ou fuyez-vous, madame?
N’est-ce point à vos yeux un spectacle assez douxQue la veuve d'Hector pleurant à vos genoux?.
Je ne viens point ici, par de jalouses larmes,
Vous envier un cœur qui se rend à vos charmes.
Par une main cruelle, bêlas ! j’ai vu percerDe seul où mes regards prétendoient s’adresser :
Ma flamme par Hector fut jadis allumée ;
Avec lui dans la tombe elle s’est enfermée.
Mais il me reste un fils. Yous saurez quelque jour yMadame, pour un fils jusqu’où va notre amour :
Mais vous ne saurez pas, du moins je le souhaite,
En quel trouble mortel son intérêt nous jette,
Lorsque de tant de biens qui pouvoient nous flatterC’est le seul qui nous reste, et qu’on veut nous P ôter*Hélas ! lorsque, lassés de dix ans de misère,
Les Troyens en courroux menaçoient votre mère,
J’ai su de mon Hector lui procurer l’appui :
Vous pouvez sur Pyrrhus ce que j’ai pu sur lui.