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Tome I.
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*6 s

ACTE I, SCÈNE V.

LÉ AN DUE.

Je le sais comme toi. Mais, malgré tout cela,

Je meurs pour Isabelle.

l'intimé.

Hé bien, épousez-la.

"Vous n’avez qu’à parler, c'est une affaire prête,

LÉÀNDRE.

Hé ! cela ne va pas si vite que ta tête.

Son père est un sauvage à qui je ferois peur.

A moins que d’être huissier, sergent ou procureur,

On ne voit point sa fille ; et la pauvre Isabelle,

Invisible et dolente, est en prison chez elle.

Elle voit dissiper sa jeunesse en regrets,

Mon amour en fumée, et son bien eu procès.

Il la ruinera si l’on le laisse faire.

Ne connoîtrois-tu pas quelque honnête faussaireQui servît ses amis, en le payant, s’entend,

Quelque sergent zélé?

l’intimé.

Bon ! l’on en trouve tant 1l é A N D n E

Mais encore?,

l’intimé.

Ah, monsieur î si feu mon pauvre pèreEtoit encor vivant, e’étoit bien votre affaire.

Il gagnoit en un jour plus qu’un autre en six mois :

Ses rides sur son front gravoient tous ses exploits.

Il vous eût arreté le carrosse d’un prince ;

U vous l’eût pris lui-même : et si dans la province