ACTE I, SCÈNE Y II. a65
L A COMTESSE.
Après ce qu’on m’a fait, il ne faut plus se plaindre.
CHICANEAU.
Si pourtant j’ai bon droit.
LA COMTESSE.
Ah, monsieur ! quel arrêt !
CH ICANE AU.
ïe m’ea rapporte à vous. Écoutez, s’il vous plaît.
LA COMl ESSE.
Il faut que vous sachiez, monsieur, la perfidie..; 1. CHICANEAU.
Ce n’est rien dans le fond.
LA COMTESSE.
Monsieur, que je vous die..«
CH ICAB EAU.
Voici le fait Depuis quinze ou vingt ans en çà,
Au travers d’un mien pré certain ânon passa,
S’y vautra, non sans faire un notable dommage,
Dont je formai ma plainte au juge du village.
Je fais saisir fanon. Un expert est nomme' ;
A deux bottes de foin le dégât estimé.
Enfin, au bout d’un an, sentence par laquelleNous sommes renvoyés hors de cour. J’en appelle,'Pendant qu’à l’audience on poursuit un arrêt,Remarquez bien ceci, madame, s’il vous plaît?
Notre ami Dcolichon, qui n’est pas une bête,
Obtient pour quelque argent un arrêt sur requête JEt je gagne ma cause. À cela que fait-on?
Mon chicaneur s’oppose à l’exécution;
Racine 1» St 3