ACTE SECOND.
SCÈNE I.
LÉAHDRË, L'INTIMÉ.l’intimé.
IVTonsiettr, encore un coup, je ne puis pas tout fairePuisque je fais l'huissier, faites le commissaire.
En robe sur mes pas il ne faut que venir,
Vous aurez tout moj en de vous entretenir.
Changez en cheveux noirs votre perruque blonde.
Ces plaideurs songent-ils que vous soyez au monde?Hé ! lorsqu’à votre père ils vont faire leur cour,
À peine seulement savez-vous s’il est jour.
Mais n’admirez-vous pas cette bonne comtesseQu’avec tant de bonheur la fortune m’adresse;
Qui, dès qu’elle me voit, donnant dans le panneau,Me charge d’un exploit pour monsieur Chicaneau,
Et le fait assigner pour certaine parole,
Disant qu’il la voudroit faire passer pour folle,
Je dis folle à lier, et pour d’autres excèsEt blasphèmes, toujours l’ornement des procès?
Mais vous ne dites rien de tout mon équipage ?
Ài-je bien d’un sergent le port et Te visage?