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Tome II.
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B R 1 T A N N I C U S.

De quoi ?

kéron.

Qu’elle n’avoit qu’à vous voir un moment ;Qu’à tout ce grand éclat, à ce courroux funeste,

On verroit succédemw silence modeste;

Que vous-même à la paix souscririez le premier :Heureux que sa bonté daignai tout oublier.

NÉRON.

Mais, "Narcisse, dis-moi, que veux-tu que je fasse?

Je n’ai que trop de pente à punir son audace ;

Et, si je m’en cioyois, ce triomphe indiscret -Seroit bientôt suivi d’un éternel regret.

Mais de tout l’univers quel seroit le langage?

Mur les pas des tyrans veux-tu que je m’engage,lit que Rome, effaçant tant de titres d honneur,

Me laisse pour tous noms celui d’empoisonneur?

Ils mettront ma vengeance au rang des parricides.

NARCISSE.

Et prenez-vous, seigneur, leurs caprices pour guides ?Avez-vous prétendu qu’ils se tairoient toujours ?F.st-ce à vous de prêter l’oreilie à leurs discours?

De vos propres désirs perdrez-vous la mémoire ?

Et serez-vous le seul que vous n’oserez croire ?

Mais, seigneur, les Romains ne vous sont pas connus;Non, non : dans leurs discours ils sont plus retenus.Tant de précaution affoiblit votre règne :lis croiront, en effet, mériter qu’on les craigne.

Au joug, depuis long-temps, ils se sont façonnés;

Ils adorent la main qui les tient enchaînés.