ACTE 1 , SCEU'E IL 117
Que vous m’aimiez? Hélas! je ne viens que vous direQu'après m’être loog-temps flatté que mon rivalTrouveroit à ses vœux quelque obstacle fatal,Aujourd’hui qu’il peut tout, que votre hymen s’avance,Exemple infortuné d’une longue constance,
Après cinq ans d’amour et d’espoir superflus,
Je pars, fidèle encor quand je n’espère plus.
Au lieu de s’offenser, elle pourra me plaindre.
Quoi qu’il en soit, parlons; c’est assez nous contraindre.Eh, que peut craindre, hélas ! un amant sans espoirQui peut bien se résoudre à ne la jamais voir 2
SCÈNE III.
ANTIOCHUS, ARS ACE.
ASTI O C H U S.
Ars ace, entrerons-nous?
ARS ACE.
Seigneur, j’ai vu la reine;
Mais pour me faire voir je n’ai percé qu’à peineLes flots toujours nouveaux d’un peuple adorateurQu’attire sur ses pas sa prochaine grandeur.
Titus, après huit jours d’une retraite austère,
Cesse enfin de pleurer Vespasien son père ;
Cet amant se redonne aux soins de son amour;-Et, si j’en crois, seigneur, l’entretien de la cour,
Peut-être avant la nuit l’heureuse BéréniceChange le nom de reine au nom d’impératrice.
ASTIOCHUS. »
Hélas 1