BERENICE;
BÉRÉNICE.
»6o
Vient-il ?
PH EN ICE.
N’en doutez point, madame, il va venir.Mais voulez-vous paroître en ce désordre extrême ?Remettez-vous, madame, et rentrez en vous-même.Laissez-moi relever ces voiles détachés,
Et ces clieveux épars dont vos yeux sont cache's.Soufflez que de vos pleurs je répare l’outrage.
BÉRÉNICE.
Laisse, laisse, Phénice; il verra son ouvrage.
Eli l que m’importe, hélas ! de ces vains ornements ZSi ma foi, si mes pleurs, si mes gémissements,
Mais que dis-je, mes pleurs? si ma perte certaine ^
Si ma mort toute prête ennn ne le ramène,
Iîis-moi, que produiront tes secours superflus,
Et tout ce foible éclat qui ne le touche plus?,
PHÉNICE.
Pourquoi.lui faites-vous cet injuste reproche ?
3 entends du bruit, madame, et l’empereur s’approche.'Venez, fuyez la foule, et rentrons promptement :
Vous l’entretiendrez seul dans votre appartement.
SCÈNE III.
TITUS, PAULIN, suite.
TITUS.
De la reine, Paulin, flattez l’inquiétude :
Je vais la voir. Je veux un peu de solitude ;Que l'on me laisse.