ACTE IV, SCENE V. *69
Sont autant d’ennemis que je vais vous laisser :
Et, sans me repentir de ma persévérance ,
3 e me remets sur eux de toute ma vengeahce.
Adieu.
SCÈNE VI.
TITUS,'PAULIN.
PAULIN.
Dans quel dessein vient-elle de sortir,Seigneur? Est-elle enfin disposée à partir?
TITUS.
Paulin, je suis perdu! je n’y pourrai survivre,
La reine veut mourir. Allons, il faut la suivre.
Courons à son secours.
PAULIN-
Hé quoi ! n’avez-vous pasOrdonné dès tantôt qu’on observe ses pas?
Ses femmes, à toute heure autour d’elle empressees,Sauront la détourner de ces tristes pensées.
Non, non, ne craignez rien. Voilà les plus grands coups,Seigneur ; continuez, la victoire est à vous.
Je sais que sans pitié vous 11’avez pu l’entendre;Moi-même en la voyant je n’ai pu m’en de'fendre.
Mais regardez plus loin : songez, en ce malheur.
Quelle gloire va suivre uu moment de douleur,
Quels applaudissements l’univers vous prépare,
Quel rang dans l’avenir^.
TITUS.
Non ; je suis un barbare.i5
Racine. 2»