ACTE Vv SCÈNE V.
Et pourquoi ? pour entendre un peuple injurieuxQui fait de mon malheur retentir tous ces lieux?
Ne l’entendez-vous pas cette cruelle joie,
Tandis que dans les pleurs moi.seule je me noie?Quel crime, quelle offense a pu les animer?
Hélas! et qu’ai-je fait que de vous trop aimer?.
t i t u s,
Écoutez-vous, madame? une foule insensée ?
BERENICE.
Je ne vols rien ici dont je ne sois blessée.
Tout cçt appartement; préparé par vos soins,
Ces lieux, dte mon amour si long-temps les témoins,Qui sembloient pour jamais me répondre du vôtre,Ces festons, où nos noms enlacés l’un dans l’autre,
A mes tristes regards viennent par-tout s’offrir,
Sont autant d’imposteurs que je ne puis souffrir..Allons, Phénice.
T I T U S,
Oh ciel î que vous êtes injuste ?bêréniçé.
Retournez, retournez vers ce sénat augusteQui vient yous applaudir de votre cruauté.
Hé bien ! avec plaisir l’avez-vous écouté ?
Êtes-vous pleinement content de votre gloire ?Avez-vous bien promis d’oublier ma méruoiiejMais ce n’est pas assez expier vos amours :Avez-vous bieg promis de me haïs: toujours?
TITUS.
Non, je n’ai rien promis. Moi, que je vous haïsse?Que je puisse jamais oublier Bérénice?
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