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Tome II.
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,8a BÉRÉNICE:

Vous m’avez malgré moi confié, l’un et l’autre,

La reine, son amour, et vous, seigneur, le vôtre. 'La reine qui m’entend peut me désavouer;

Elle m’a vu toujours, ardent à vous louer,Répondre par mes soins à votre confidence-Vous croyez m’en devoir quelque reconnoissance :Mais le pourriez-vous croire, en ce moment fatal,Qu’un ami si fidèle étoit votre rival?

T ITTJS»

Mon rival?

ASTIOCHÜS.

Il est temps que je vous éclaircisse.

Oui, seigneur, j’ai toujours adoré Bérénice.

Pour ne la plus aimer j’ai cent fois combattu :

Je n’ai pu l’oublier; au moins je me suis tu.

De votre changement la Batteuse apparenceM’avoit rendu tantôt quelque foible espérance ,

Les larmes de la reine ont éteint cet espoir.

Ses yeux, baignés de pleurs, demandoient à vous voirJe suis venu, seigneur, vous appeler moi-même.

Vous êtes revenu. Vous aimez, on vous aime;

Tous vous êtes rendu : je n’en ai point douté.

Pour la dernière fois je me suis consulté;

J’ai fait de mon courage une épreuve dernière;

Je viens de rappeler ma raison tout entière :

Jamais je ne me suis senti plus amoureux.

Il faut d’autres efforts pour rompre tant de nœuds iCe n'est qu’en expirant que je puis le9 détruire;

J’y cours. Voilà de quoi j’ai voulu vous instruire.

Oui, madame, vers vous j’ai rappelé ses pas;