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Tome II.
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*SS PRÉFACE.

Il fut instruit des amours de Bajazet, et des jalou-sies de la sultane. 11 vit meme plusieurs fois Baja-ïet, à qui on permettoit de se promener quelque-fois à la pointe du sérail, sur le canal de la merNoire. M. le comte de Cézy disoit que c’étoit unprince de bonne mine. Î1 a écrit depuis les circons-tances de sa mort ; et il y a encore plusieurs per-sonnes de qualité qui se souviennent de lui enavoir entendu faire le récit lorsqu’il fut de retouren France.

Quelques lecteurs pourront s’étonner qu on aitosé mettre sur la scène une histoire si récente :mais je n’ai rien vu dans les règles du poëme dra-matique qui dût me détourner de mon entreprise.À la vérité je ne conseillerois pas à un auteur deprendre pour sujet d’urte tragédie une action aussimoderne que celle-ci , si elle S’étoît passée dans lepays où il veut faire représenter sa tragédie, ni demettre des héros sur le théâtre , qui auroient étéconnus de la plupart des spectateurs. Les person-nages tragiques doivent être regardés d’un autreœil que nous ne regardons d’ordinaire les person-nages que nous avons vus de si près. Ou peut direque le respect que l’on a pour les héros augmenteà mesure qu’ils s’éloignent de nous, major e Ion -gincjuo reverenlia. L'éloignement des pays répareen quelque sorte la trop grande proximité destemps ; car lé peuple 11 c met guère de diilercncoentre ce qui est, si j’ose ainsi parler , à mille ansde lui , et ce qui en est à mille lieues C’est ce qui