ACTE IJ SCÈH E I.
\ A COM AT.
Peut-être il te souvient qu’un récit peu fidèleDe la mort d’Amurat fit courir la nouvelle.
La sultane ; h. ce-bruit feignant de s’effrayer,
Par des cris douloureux eut soin de 1 appuyer. •
Sur la foi de ses pleurs ses esclaves tremblèrent fDe l’heureux Bajazet les gardes se troublèrent*,
Et les dons achevant d ebranler leur devoir,
Leurs captifs dans ce trouble osèrent s’entrevoir.Roxane vit le prince ; elle ne put lui taireL’ordre dont elle seule étoit dépositaire.
Bajazet est aimable ; il vit que son salutDépcndoit de lui plaire; et bientôt i! lui plut.
Tout conspiroit pour lui : ses soins, sa complaisance,Ce secret découvert, et cette intelligence,
Soupirs d'autant plus doux qu’il les falloit celer,L'embarras irritant de ne s’oser parler,
Même témérité', périls, craintes communes,
Lièrent pour jamais leurs coeurs et leurs fortunes.Ceux mêmes dent les yeux les dévoient éclairer,Sortis de leur devoir, n’osèrent y rentrer.
OSMIÜÎ.
Quoi ! Roxane d’abord leur découvrant son amc,Osa-t-elle à leurs yeux faire éclater sa flamme ?
ACOMAT.
Ils l’ignorent encore ; et jusques lice jourAtalide a prêté son nom à cet amour.
Du père d’Amurat Atalide est la nièce ;
Et même avec ses fils partageant sa tendresse,
l 7-