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B A I A Z E T.
AXAUDE.
J’ai cède mon amant; tu t’étonnes du reste?
Pcux-tu compter, Zaïre, au nombre des malheursUne mort qui pre'vient et finit tant de pleurs?
Qu’il vive, c’est assez. Je l’ai voulu, sans doute ;
Et je le veux toujours, quelque prix qu’il m’en coûte.Je n’examine point ma joie ou mon ennui;
J’aime assez mon amant pour renoncer à lui.
Mais, hélas! il peut bien penser avec justiceQue, si j’ai pu lui faire un si grand sacrifice,
Ce cœur, qui de ses jours prend ce funeste soin,
L’aime trop pour vouloir en être le témoin.
Allons, je veux savoir.... (p
ZAÏRE.
Modérez-vous, de grâce :
On vient vous informer de tout ce qui se passe.
C’est le vizir.
SCÈNE IL
ATALIDE, ACOJIAT, ZAÏRE.
ACOMAT.
Enfin, nos amante »ont d’accord,Madame, un calme heureux nous remet dans le port.La sultane a laissé désarmer sa colère;
Elle m’a déclaré sa volonté dernière;
Et, tandis qu’elle montre au peuple épouvantéDu prophète divin l’étendard redouté, ^
Qu’à marcher sur mas pas Bajazet se dispose,
Je vais de ce signal faite entendre la cause,