a' t o B A J A Z F. T
« Je verrai la sultane; et, par ma complaisance,
« Par de nouveaux serments de ma recomioissancc,
« J’apaiserai, si je puis, son courroux,te N’exigez rien de plus. Ni la mort ni vous-mênfet< Ne me ferez jamais prononcer que je l’aime,
« Puisque jamais je n’aimerai que vous. »
TIélasî que me dit-il ? croit-il que je l’ignore?
Ne sais-je pas assez qu’il m’aime, qu’il m’adore?
Est-ce ainsi qu’à mes vœux il sait s’accommoder?
C’est Pvoxane, et non moi, qu'il faut persuader.
De quelle crainte encor me laisse-t-il saisie!
Funeste aveuglement! perfide jalousie!
Récit menteur! soupçon que je n’ai pu célcr !
Falîoit-il vous entendre? eu falioit-il parler?
C etoit fait, mon bonheur surpassoit mon attente :J’étois aimée, heureuse, et Roxane contente.
Zaïre, s’il se peut, retourne sur tes pas :
Qu’il l’apaise. Ces mots ne nie suffisent pas :
Que sa bouche, ses yeux, tout l’assure qu’il l’aime :Qu’elle le croie enfin. Que ne puis-je moi-même,Échauffant par mes pleurs ses soins trop languissants,Mettre dans ses discours tout l’amour que je sens !Mais à d’autres périls je crains de le commettre.
ZAÏRE.
Roxane vient à vous.
' AT A t IDE.
Ah ! cachons cette lettre.