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Tome II.
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a' t o B A J A Z F. T

« Je verrai la sultane; et, par ma complaisance,

« Par de nouveaux serments de ma recomioissancc,

« J’apaiserai, si je puis, son courroux,te N’exigez rien de plus. Ni la mort ni vous-mênfet< Ne me ferez jamais prononcer que je l’aime,

« Puisque jamais je n’aimerai que vous. »

TIélasî que me dit-il ? croit-il que je l’ignore?

Ne sais-je pas assez qu’il m’aime, qu’il m’adore?

Est-ce ainsi qu’à mes vœux il sait s’accommoder?

C’est Pvoxane, et non moi, qu'il faut persuader.

De quelle crainte encor me laisse-t-il saisie!

Funeste aveuglement! perfide jalousie!

Récit menteur! soupçon que je n’ai pu célcr !

Falîoit-il vous entendre? eu falioit-il parler?

C etoit fait, mon bonheur surpassoit mon attente :J’étois aimée, heureuse, et Roxane contente.

Zaïre, s’il se peut, retourne sur tes pas :

Qu’il l’apaise. Ces mots ne nie suffisent pas :

Que sa bouche, ses yeux, tout l’assure qu’il l’aime :Qu’elle le croie enfin. Que ne puis-je moi-même,Échauffant par mes pleurs ses soins trop languissants,Mettre dans ses discours tout l’amour que je sens !Mais à d’autres périls je crains de le commettre.

ZAÏRE.

Roxane vient à vous.

' AT A t IDE.

Ah ! cachons cette lettre.