2^2 BAJAZET.
EOXANE.
Pour comble de disgrâces,
Le sultan, qui l’envoie, est parti sur ses traces.
ATALIDE.
Quoi! les Persans armes ne l’arrêtent donc pas ?
n o x ANE.
Non, madame. Vers nous il revient à grands pas.
ATALIDE.
Que je vous plains, madame ! et qu’il est necessaireD’achever promptement ce que vous vouliez faire !
ROXANE.
ïl est tard de vouloir s’opposer au vainqueur.
atalide, à part.
Oh ciel !
EOXANE.
Le temps n’a point adouci sa rigueur.Vous voyez dans mes mains sa volonté suprême.
ATALIDE.
Et que vous mande-t-il?
EOXANE.
Voyez ; lisez vous-même.Vous connoissez, madame, et la lettre et le seing.
ATALIDE.
Du cruel Amurat je reconnois la main.k Avant que Babylone éprouvât ma puissance,
K Je vous ai fait porter mes ordres absolus :u Je ne veux point douter de votre obéissance,
<( Et crois que maintenant Bajazct ne vit plus.