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Tome II.
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ACTE IV, SCÈNE IY. 245Î 1 faut... Mais que pourrois-je apprendre davantage ?

Mon malheur n’est-il pas écrit sur son visage ?

.Vois-je pas, au travers de son saisissement,

Un cœur dans ses douleurs content de son amant?Exempte des soupçons dont je suis tourmentée,

Ce n’est que pour ses jours qu’elle est épouvantée.N’importe : poursuivons. Elle peut, comme moi ?

Sur des gages trompeurs s’assurer de sa foi.

Pour le faire expliquer tendons-lui quelque piège.*

Mais quel indigne emploi moi-meme m’impose-je?

Quoi donc ! à me gêner appliquant mes esprits,

J’irai faire h mes yeux éclater ses mépris?

Lui-même il peut prévoir et tromper mon adresse.D’ailleurs, l’ordre, l’esclave, et le vizir me presse.

Il faut prendre parti ; l’on m’attend. Faisons mieux :

Sur tout ce que j’ai vu fermons plutôt les yeux ;

Laissons de leur amour la recherche importune;

Poussons à hout l’ingrat, et tentons I9 fortune :

Voyons si, par mes soins sur le trône élevé,

Il osera trahir l’amour qui l’a sauvé,

Et si de mes bienfaits lâchement libéraleSa main en osera couronner ma rivale.

Je saurai bien toujours retrouver le momentDe punir, s’il le faut, la rivale et l’amant :

Dans ma juste fureur observant le perfide,

Je saurai le surprendre avec son Atalide ;

Et, d’un même poignard les unissant tous deux,

Les percer l’un et l’autre, et moi-même après eux.

Voilé, n’en doutons point, le parti qu’il faut prendre.

Je veux tout ignorer.

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