Band 
Tome II.
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252
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2 !) 2

B \ J A Z E T.

Et laissé d’un vizir la fortune flottanteSuivre de ces amants la conduite imprudente !

o s M I N.

Hé ! laissez-les entre eux exercer leur courroux :Bajazet veut périr; seigneur, songez è vous. *Qui peut de vos desseins révéler le mystère,Sinon quelques amis engages à se taire ?

Vous verrez par sa mort le sultan adouci.

ACOMAT.

Roxanc rn sa fureur peut raisonner ainsi :

Mais moi qui vois plus loin; qui, par un long usage,Des maximes du trône ai fait l’apprentissage ;

Qui, d’emplois en emplois, vieilli sous trois sultans,Ai vu de mes pareils les malheurs éclatants ;

Je sais, sans me flatter, que de sa seule audaceUn homme tel que moi doit attendre sa grâce,lit qu’une mort sanglante est l'unique traitéQui reste entre l'esclave et le maître irrité.

OSMIS.

Fuyez donc.

ACOMAT.

J’approuvois tantôt cette pensée ;Mon entreprise alors étoit moins avancée :

Mais il m’est désormais trop dur de reculer.

Par une belle chute il faut me signaler,

Et laisser un débris du moins après ma fuite,Qui de mes ennemis retarde la poursuite.

Bajazet vit encor : pourquoi nous étonner?Àcomat de plus loin a su le ramener.

Sauvons-le malgré lui de ce péril extrême,