Band 
Tome II.
Seite
264
JPEG-Download
 

264 BAJAZET.

Perce toi-même un cœur que ton silence accable,D’une esclave barbare esclave impitoyable :Précipite des jours quelle me veut ravir;

Montre»toi, s’il se peut, digne de la servir.

Tu me retiens en vain ; et, dès cette même heure,Il faut que je le voie, ou du moins que je meure.

SCÈNE IX.

ATALiDE, ACOMAT, ZATIftIE.

AC O MAT.

Ah î que fait Bajazet? où le puis-je trouver,Madame ? Aurai-je encor le temps de le sauver ?Je cours tout le sérail ; et, même des l’entrée,

De mes braves amis la moitié séparéeA marche sur les pas du courageux Osmin ;

Le reste m’a suivi par un autre chemin.

Je cours, et je ne vois que des troupes craintivesD’esclaves effrayés, de femmes fugitives.

A T ALI DE.

Ah ! je suis de son sort moins instruite que vous.Cette esclave le sait.

ACOMAT.

Crains mon juste courroux,Malheureuse ; réponds.