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ACTE V , SCÈNE X I.
ACOMAT.
Que dis-tu ?
* o s m 1 N.
Bajazet est sans vie.
k'ignoriez-vous? ^
ATALIDE.
Oîi ciel !
O S M I N.
Son amante en fnrie,
Près de ces lieux, seigneur, craignant voire secours,
A voit au nœud fatal abandonné ses jours.
Moi-même des objets j’ai vu le plus funeste,
Et de sa vie en vain j’ai cherche' quelque reste ;
Bajazet étoit mort. Nous Pavons rencontreDe morts et de mourants noblement entouré,
Que, vengeant sa défaite, et cédant sous le nombre,
Çe héros a forces d’accompagner son ombre.
Mais, puisque c’en est fait, seigneur, songeons à nous.
A c o M AT.-
Ah ! destins ennemis, où me réduisez-vous ?
Je sais en Bajazet la perte que vous faites,
Madame; je sais trop qu’en l’état où vous êtesIl ne m’appartient point de vous offrir l’appuiDe quelques malheureux qui n’espéroîent qu’en lui :Saisi, désespéré d’une mort qui m’accable,
Je vais, non point sauver cette tête coupable,
Mais, redevable aux soins de mes tristes amis,
Défendre jusqu’au bout leurs jours qu’ils m’ont commis.Pour vous, si vous voulez qu’en quelque autre contréeNous allions confier votre tête sacrée,