agi RU T H RI DATE.
Et nous l’avons vu même à ses cruels soupçonsSacrifier deux fils pour de moindres raisons.
Craignons pour vous, pour moi, pour la reine elle-mêmeJe la plains d’autant plus que RIitliridate l’aime :
Amant avec transport, mais jaloux sans retour,
Sa haine va toujours plus loin que son amour.
Ne vous assurez point sur l’amour qu’il vous porte :
Sa jalouse fureur n’en sera que plus forte.
Songez-y. Vous avez la faveur des soldats,
Et j’aurai des secours que je n’explique pas.
M’eu croirez-vous ? courons assurer notre grâce :Rendons-nous, vous et moi, maîtres de cette place ;
Et faisons qu’à ses fils il ne puisse dicterQue les conditions qu’ils voudront accepter.
XIPHAllfes.
Je sais quel est mon crime, et je connois mon père ;
Et j’ai par-dessus vous le crime de ma mère :
Riais, quelque amour encor qui me pût éblouir,
Quand mon père paroît je ne sais qu’obéir.
PHARSACE.
Soyons-nous donc au moins fidèles l'un à l’autre :
Vous savez mon secret ; j’ai pénétré le vôtre.
Le roi, toujours fertile en dangereux détours,
S'armera contre nous de nos moindres discours :
Vous savez sa coutume, et sous quelles tendressesSa haine sait cacher ses trompeuses adresses.
Allons; puisqu’il le faut, je marche sur vos pas ;
Mais en obéissant ne nous trahissons pas.
F IS nu PREMIER ACTE.