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Tome II.
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agi RU T H RI DATE.

Et nous l’avons vu même à ses cruels soupçonsSacrifier deux fils pour de moindres raisons.

Craignons pour vous, pour moi, pour la reine elle-mêmeJe la plains d’autant plus que RIitliridate l’aime :

Amant avec transport, mais jaloux sans retour,

Sa haine va toujours plus loin que son amour.

Ne vous assurez point sur l’amour qu’il vous porte :

Sa jalouse fureur n’en sera que plus forte.

Songez-y. Vous avez la faveur des soldats,

Et j’aurai des secours que je n’explique pas.

M’eu croirez-vous ? courons assurer notre grâce :Rendons-nous, vous et moi, maîtres de cette place ;

Et faisons qu’à ses fils il ne puisse dicterQue les conditions qu’ils voudront accepter.

XIPHAllfes.

Je sais quel est mon crime, et je connois mon père ;

Et j’ai par-dessus vous le crime de ma mère :

Riais, quelque amour encor qui me pût éblouir,

Quand mon père paroît je ne sais qu’obéir.

PHARSACE.

Soyons-nous donc au moins fidèles l'un à l’autre :

Vous savez mon secret ; j’ai pénétré le vôtre.

Le roi, toujours fertile en dangereux détours,

S'armera contre nous de nos moindres discours :

Vous savez sa coutume, et sous quelles tendressesSa haine sait cacher ses trompeuses adresses.

Allons; puisqu’il le faut, je marche sur vos pas ;

Mais en obéissant ne nous trahissons pas.

F IS nu PREMIER ACTE.