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Tome II.
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MITHRIDATE. ACTE IV, SCÈNE I. 32?Je parle; et, trop facile h me laisser tromper,

Je lui marque le cœur où sa main doit frapper !

PHŒDIME.

Àh ! traitez-le, madame, avec plus de justice ;

Un grand roi descend-il jusqu’à cet artifice ?

À prendre ce détour qui l’auroit pu forcer ?

Sans murmure à l’autel vous l’alliez devancer.

Vouloit-il perdre un fils qu’il aime avec tendresse ?Jusqu’ici les effets secondent sa promesse :

Madame, il vous disoit qu’un important dessein,

Malgré lui, le fiorçoit à vous quitter demain :

Ce seul dessein l’occupe ; et, hâtant son voyage,Lui-même ordonne tout, présent sur le rivage ;

Ses vaisseaux en tous lieux sc chargent de soldats,

Kt par-tout Xipliarès accompagne ses pas.

D’un rival en fureur est-ce là la conduite ?

Kt voit-on ses discours démentis par la suite ?

MOSIME.

Pharnace cependant, par son ordre arrête',

Trouve en lui d’un rival toute la dureté.

Phœdime, à Xipharès fera-t-il plus de grâce ?

PHOEDIM E.

C’est l’ami des Romains qu’il punit en Pharnace :Ifamour a peu de part à ses justes soupçons.

MOSIME.

Autant que je le puis, je cède à tes raisons;

Elles calment un peu l’ennui qui me dévore.

Mais pourtant Xipharès ne paroît point encore.

PHŒDIME.

Vaine erreur des amants, qui, pleins de leurs désirs,